mercredi 25 juin 2008

Le vingtième d'une longue série

ossuaire     D’une hache je m’enterre ; Les souffles se cogneront sur mon insolence, sans personne qui ne passe ou ne revienne ; ainsi ont-ils fait de ma terreur un rivage de larmes et de poussières. Tel a été le prix pour mon orgueil, mes îles ne chantonnent plus et sont devenues dévastation, désolation.

     Qui est prit est en partie à nulle personne, mais l’accord est loin d’être fait entre l’amour et l’égoïsme… La justice est morte d’un texte froid, l’histoire marquée par l’anonymat des troupeaux ; le début de l’ère se prosterne auprès d’elle, mon amour viendra aimer l’animal qui agite mon héritage.

[…]

     Demain, dans le gouffre, je livrerai mes mains aux caresses d’un amant poison. Et ce ne sera qu’après que j’hurlerais : « Que je dévorasse sa nudité dans la crasse et la destinée ! Que de sauver ma chair, chacun rapporteront ce que j’ai loué dans la connaissance et le tumulte ; le jour où la monnaie vendra les nobles au décès, je serai l’échange de fortune ! » Et je tirerais l'eau de mort, du pacifique néant. A fourbir les maux... Sans opprobre.

     Dès lors, ils se prosterneront devant lui, chacun en son lieu, aux dépens de leurs territoires. Il décharnera la richesse, donnera malheur aux fauteurs de mal et à leurs couches mensongères.  Il tuera le désir, ira vers elle et condamnera ce qui n’est plus naturel dans son quotidien : son message viendra hanter ses viscères et son sang. Il sera sa propre espérance, son cœur bouché par la graisse putréfiée, sa consolation… Sa haine.

     Apprends-moi tes préceptes ; et selon ta parole, je serai ton spadassin. Fais mes délices et que mon cœur accomplisse tes vœux, que je m’accable à tort de ta grâce spirituelle et que tes jugements soient justice… J’exulte.

Posté par teroret à 19:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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