samedi 21 juin 2008

Le dix-neuvième d'une longue série

dm_holbein50Les doux laïus d'une féconde monétaire me lassent bien fort, désormais. Pourtant, j’aime la débauche… Eh, je me souviens d’une petite musaraigne, une dont la tête était sous ma chaire, qui me chuchotait le fait que je suis contradictoire, dénué de sens ; je pense qu’elle a raison. Mais, qui croire ?

[…]

Ah ! que de honte, mais que de honte ! Je vois sa bouche putréfiée par le mensonge et le mime dicter des paroles où la crasse est Reine ! Je vous le dis, que de honte ! Je contemplais ses mains écrire la bâtardise de son âme, le rejet de la mer m’arracher les cheveux : j’ai eu une envie terrible, une envie de haranguer ma larve au sein de ses lèvres, et de lui hurler fort : « Manges, manges petite chatte, je vais graver mes lettres sur tes paupières de comédienne. Alors manges et avales ! ». Mais ses petites manières lui ont fait parler un espagnol et un français bien douteux… Quel ennui, vis-à-vis d’un animal, d’une femme si glorieuse dans ses étrons !

Enfin, je lui vomis ma pestilence dans l’œsophage, son vagin étant déjà bien occupé avec l’alphabet. Je lui raconterais bien une histoire, aussi, mais rechercher les nids d’Ibijau alors que je veux un pigeon… Bref, il en restera sommaire et d’un mystère bien indifférent ; jusqu’au jour où, par un hasard extraordinaire, je lui ferais comprendre ma louange que je porte à un diable, et que l’ange : c’est moi.

Posté par teroret à 00:16 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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