jeudi 27 mars 2008

Le quatorzième d'une longue série

peinture_souffrance_animaleA ce que je ne suis, donner la Vertu, ne point faillir ! En la Puissance me l’imprimer, d’autant que c’est en cela que ma plainte, souvent forte, ne manquera plus d’acquérir la conception claire et distincte du Jugement. J’y parviendrai, toutes les choses que je sépare n’existeront plus, quoique incomparablement moins parfaite et en même temps si sublime… Majesté Divine de la vingt et unième plasticité !

Seulement, à l’Origine, je vois ces Corps Nombrés, autres mannequins de cire dont j’exalte mes perversions à travers mon aiguille, minutieuse et si vile. Car si je juge ainsi, la rencontre qui me sera imposée, celle que l’on ne peut guère toucher par notre imagination, dépendra de l’éclaircissement de nos murs. Trouvons donc la clé de nos coffres, à rêver d’Archanges et de Démons !

[…]

Je ne manque pas de vue, mais tout le fond est laid, et mes pieds font de l’Orange Bleue une figure étendue, remplie d’Esprit Temporel dans ce chemin toujours heureux à la place de certaines inclinaisons naturelles, un fond sans Bien où le Vice et le Péché sont communs et considérés comme un désir tout à fait banal. Je vois la détresse de l’Amour, il me semble, et l’implicite leçon qu’elle en tire du Néant de la contemporanéité.

[…]

Sens absolu du Second, pleine cause de son délire paranoïaque… A l’Impérial Sodomite, en somme, nous suivrons ! Ce Temple Vermillon dont l’architecture est un miel flamboyant de douleur, autrefois nourri par le Chaos, aujourd’hui par l’homme. Nous agissons en tel sorte d’affirmer sa macabre splendeur, sans bornes et neutralité. La liberté dont nous sommes victime se conçoit comme un immense et infini Cercle Etoilé qui étale ses pieux dans nos vies, à poursuivre ou fuir Dieu. J’en fais choix et l’embrasse sans difficultés, mais ma vague contrainte se porte à considérer les Etendards du Tourment comme une Flamme de Liberté.

Posté par teroret à 21:01 - - Commentaires [1] - Permalien [#]


Commentaires sur Le quatorzième d'une longue série

    ...

    je reste sans voix devant ton talent. J'ai passé énormément de temps devant mon ordi à te lire, grâce à ta chérie qui m'a donné l'adresse de ton blog.
    bonne continuation.

    Posté par jessnal, mardi 15 avril 2008 à 20:22 | | Répondre
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