lundi 10 mars 2008

Le treizième d'une longue série

22879334Les cloches fendent l’ennui, voilà donc le plus court chemin de l’autre, et ce jour à venir… Despotique ! Toutefois, qu’il en devienne long, qu’on nous demande la différence aussitôt qu’il est passé, on ne saurait plus mesurer l’intensité du Sacrifice. Car puisque nous sommes la fanure de la Douce Peste, je ne m’émoi, je ne lis l’Amour.

D’un vilain horizon, éternellement et intérieurement maussade, l’étendard noir se plante dans nos viles têtes inclinées, si bien qu’il est arrivé de se rassasier de sa propre vieillesse, insouciant de la sottise que l’on commet. L’Âme se dissipe alors comme un nuage ; l’Âme du Grabataire Arbitre ; à l’envol du Bonheur et de la Compassion.

[…]

Le Mort Joyeux, guérissant en mangeant son organisme, a pour principe de faire de sa substance une Créature de Lumière et d’Efforts. Ah ! Que celui-là, en retirant sa vie de la corruption charnelle, couronné par sa miséricorde, rassasie ses plus intimes désirs par l’abondance des multiples facettes de l’engagement dont il est condamné ! Aux prémices d'une conscience éphémère, il absorbe la pestilence de sa propre misère, ne dispose pas d’idée. Il importe peu, il est déjà introduit en nous. 

[…]

La fin du siècle se voit de fleurs fanées, à piquer les Sentinelles de l’Illusoire. Je vomis l’impression avec toute ma gaieté. Mon extrême désir de pénétrer ma mémoire s’élargit ; y verrais-je une quelconque forme de fuite qu’il s’agit de réciter avec une belle ténacité ? Or, le concept n’est pas, je ne puis articuler, et en souffre à mes frais. Je tirerais les souvenirs par leurs cheveux, eux-mêmes en tension, et autrement dit, découvrirais alors le langage pour dire avec vérité qu’il y a une demande en chacun de nous, et sa solution, surtout.

Posté par teroret à 23:11 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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