Les magnanimes chardons, collection d'enfance.

Il est beau, dans le temps, de forniquer la fainéantise.

vendredi 29 février 2008

Le premier d'une longue série

211251_852775215_lea_seduction_H233844_LLa séduction, un phénomène magique, malgré tout, fût enseignée grâce à l’application mécanique de ces adeptes face à un public désordonné, naïf. L’interprétation d’une pièce de théâtre, transformer ses modèles en de vulgaires œuvres d’arts, notion de génie, ne peut indiquer aujourd’hui son savoir requis.

Devenu un loisir de communauté, fort évidemment culturel, elle appartient à l’essence même des dispositifs du pouvoir. Sa complexité est devenue primitive, bâclée, et de nouveaux paramètres se sont vus ajoutés à cette méthode d’emprise, de possession. Nous connaissions le charme, la luxure, l’argent ! mais toutefois, sa banalité en fait une précieuse alliée. Oh ! un rendement si utile, désormais, parce qu’elle ne s’y serait rien sans cela.

Récemment, dans la laideur de la modernité, j’ai eu un genre d’envie qui, à son tour, m’a aidé à traverser l’humanité, ou plutôt sa sottise : rechercher comment l’universelle séduction travaille sans relâche pour satisfaire les vices de son hôte. Je n’en fus guère surpris, je voulais simplement goûter à son attraction.

Une mystérieuse liaison, chose entièrement nouvelle pour moi, se présenta, tel un flambeau : la matière précieuse de cette séduction m’éprenait, me rongeait. Son originalité et la confiance qu’elle émet, ah ! rien de tel que nous connaissions ; pas d’évolution, ni de capacité, il était simplement question d’artifice, de mimétisme. J’en acceptai la tâche à cœur joie, à « faire pour » et constatant que ce n’était qu’une drogue dont je devenais dépendant. Je me sentais régénéré, fort, comme si je me rendais soudain compte du temps que j’ai mâché dans l’aveuglement : j’étais beau.

Chaque chose venait à exister différemment. Du même coup, savoir le pire me transformait davantage en un maître capable d’assiéger les organismes ; je n’étais qu’un virus qui utilisait les faiblesses de l’autre pour m’introduire en lui, ou plutôt en elle. Je disais que l’esprit et l’âme de la personne infectée devennaient complètement étroits, s’attachaient à une essence qui les fesaient réfléchir de travers, comme si je les rendais ivres, perturbés. Je devins donc vil.

           Mais mes pures actions furent bénéfiques pour mon ego. J’y consens, aujourd’hui, de la chérir (la séduction), et pardon, mais elle me montre la lumière !

Posté par teroret à 21:15 - Ecrits - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

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